Dans le nom

Une histoire de sorcellerie dans le monde paysan
Après la mort de sa mère, Davy s’associe à l’exploitation agricole de son parrain. Dans un monde écartelé entre rendement et morale, Davy s’installe finalement à son compte pour mener son exploitation comme il l’entend. Après des débuts très encourageants, l’exploitation de Davy rencontre une suite inexpliquée de problèmes. Une voisine lui souffle que quelqu’un lui veut du mal et lui jette des sorts. Une seule personne peut l’aider : l’homme de Lacroix. Il contactera le mystérieux individu. Commencera alors une traque mortelle pour retrouver le coupable. Pour vaincre le mal, il faudra prononcer son nom.

Dans le nom – Tiphaine Raffier – Création vidéo Pierre MARTIN

Dates de tournée

Saison 2019/2020
28 et 29 janvier 2020 – Le Phénix (Valenciennes)
5 et 6 février 2020 – La Rose des Vents (Villeneuve d’Ascq)
13 au 15 février 2020 – La Criée (Marseille)
22 au 7 mai 2020 – Théâtre de l’Odéon (Paris) / Annulation COVID-19

Spectacle disponible en tournée Saison 21/22

Durée 1h40

Note d’intention

L’histoire se passe sur une terre d’élevage à la fois archaïque et ultra-contemporaine. Les données topographiques du village ne sont pas précisées. Un paysage mental. La campagne de tous.
Dans le nom est un thriller psychologique, une enquête. Durant cette enquête, les personnages comme les spectateurs sont priés de trouver le méchant, le coupable, celui qui fait souffrir les héros. C’est le but ultime des productions fictives mondiales : trouver le méchant. Parce qu’il doit bien y en avoir un. Parce qu’il doit bien avoir une origine, une cause à toute cette souffrance. Pourtant, Jeanne Favret-Saada est formelle : après avoir longuement étudié la sorcellerie paysanne en France, elle n’a eu a faire qu’à des victimes, jamais de sorcier.
La langue est le sujet principal de Dans le nom, elle noue les sorts et précipite les destins. Le verbe tue tout autant qu’il guérit.
La vérité ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, ce sont les brèches. L’invisible. La manière dont une parole devient légitime grâce à ce qu’elle sous-entend, à ce qu’elle ne dit pas, à ce qu’elle occulte. Le langage comme science occulte. Dans le nom n’est pas un réquisitoire politique ; c’est avant tout une métaphore.

Distribution

Texte, mise en scène et scénographie Tiphaine Raffier
Avec Joseph Drouet, François Godart, Caroline Mounier, Victoria Quesnel, David Scattolin, Lou Valentini ou Noémie Gantier
Vidéo Pierre Martin
Lumières Mathilde Chamoux
Son John Kaced et Tiphaine Raffier
Régisseur général Arnaud Seghiri
Administratrice Sabrina Fuchs

Production Théâtre du Nord – Théâtre National Lille Tourcoing – Région Nord Pas-de-Calais.
Coproduction La rose des vents, scène nationale Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq dans le cadre du festival Prémices #3 / Le Phénix, scène nationale, Valenciennes.
Spectacle a été créé le 22 mai 2014 au Théâtre du Nord dans le cadre de Prémices #3 festival jeune création théâtrale – Théâtre du Nord – La rose des vents.

Extrait

L’homme de Lacroix :
Il existe des méchants sur cette Terre.

Ils sont méchants, car ils détiennent un savoir mauvais. Ils ont des mauvais livres, des objets mauvais. Ils sont très dangereux. Ils se connaissent, ils se reconnaissent entre eux. Ce n’est jamais entre eux qu’ils font le mal. Ils volent des gens comme vous, des gens qui ont des choses que eux veulent.
Des gentils. Des gens qui sont un obstacle pour eux. Ils veulent les éliminer. Et ils ne peuvent pas s’en empêcher. Ils font le mal depuis qu’ils sont nés, tous les jours. Parce qu’on ne leur a rien appris d’autre. Et l’idée de faire le mal les brûle. Et pour vous, rien ne va s’arrêter. Pour vous, c’est très grave. Vous, vous êtes pris, pris dans le flux. Vous êtes pris dans une crise aiguë de sorcellerie.